Chaque année, les maladies contractées à l’hôpital en- traînent plus de décès que les accidents de la route. Selon un rapport paru il y a quelques mois, 6000 Israéliens meurent chaque année d’infections nosocomiales – celles que l’on contracte durant un séjour à l’hôpital et qui s’avèrent mortelles dans 10% des cas – les patients hospitalisés ayant souvent des défenses immunitaires altérées, d’où la nécessité de veiller à l’élimination de tous les agents infectieux…

La plupart de ces infections sont pro- voquées par une dizaine de bactéries résistantes aux antibiotiques. Le ministère de la santé a collecté les données relatives à l’hygiène hospitalière auprès d’une vingtaine d’établissements à travers le pays.

L’enquête a débouché sur un classement o ciel des établissements selon leur hygiène et leurs actions pour l’améliorer. Les notes attribuées à ces établissements reflètent malheureusement un système de santé à deux vitesses : très en pointe dans certains domaines, notamment la recherche sur les maladies cardiaques et le cancer, mais très en retard en matière d’hygiène. Un quart de ces décès pourrait être évité si les autorités sanitaires prenaient les précautions nécessaires…

CLASSEMENT OFFICIEL DES HÔPITAUX D’ISRAËL SELON LEUR HYGIÈNE


 

INNOVATION ISRAÉLIENNE : LE TISSU ANTIBACTÉRIEN CONTRE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Chaque année des millions de per- sonnes à travers le monde sont infectées lors d’un séjour à l’hôpital. Conscient de la gravité du problème – et ce au sein même de son pays – le Professeur Aharon Gedanken de l’Université de Bar Ilan à Tel-Aviv, a créé sous l’égide de la société israélienne Nano textile, un nouveau procédé qui permet de fabriquer un tissu antibactérien tendant à empêcher la prolifération des bactéries sur les vêtements, Ce procédé consiste en l’imprégnation des textiles par des nanoparticules d’oxydes de zinc (ZnO), oxyde connu pour ses propriétés antibactériennes. Les textiles traités avec ces nanoparticules éradiquent les bactéries mortelles.