En général, le choix de la caisse de retraite relève plus souvent de la loterie que d’un choix raisonné. Perdu au milieu des offres, sans aide pour être guidé, et avec souvent une maîtrise approximative de l’hébreu, on ne sait que choisir. La sélection de sa caisse de retraite dépend souvent d’un facteur : celui qui nous est proposé en premier. Se rajoute aux caisses de retraite, la question du fonds de pension. Comment s’y retrouver ? Explications.

L’entreprise, lieu stratégique pour les assureurs

Ariel, 42 ans, résidant à Herzliyya, raconte son expérience : « J’ai tout simplement opté pour ce que m’a recommandé la société dans laquelle j’ai commencé à travailler. Un courtier en assurances est venu dans l’entreprise et m’a expliqué ce qu’il proposait ». La suite a été simple : « Un collègue me traduisait tout, ils se sont assurés que j’étais bien d’accord ».

Les courtiers sont généralement l’un des intermédiaires les plus efficaces afin de faire le bon choix. Adi, lui-même courtier, explique : « J’ai des accords avec les entreprises auprès desquelles je travaille. Notre mission est très stricte, car nous devons nous assurer que nos clients ont parfaitement compris ce dont il retourne ».
Cependant, le placement des caisses de retraite est souvent vu comme un produit d’appel. « Nous n’hésitons pas aussi à proposer une assurance-vie, par exemple ».
Une assurance-vie, mais aussi un fonds de pension.

Les guerres des assureurs : retraites et fonds de pension

Harel, Migdal, Phoenix ou Menorah sont parmi les quelques sociétés à se partager le gâteau. Néanmoins, l’État garde un œil afin d’éviter les dérives, et c’est dans cette optique que le gouvernement a décidé de sélectionner deux caisses de retraite pour leurs tarifs particulièrement compétitifs : Metav Dash et Helmann Elderobi (voir encadré).
Au-delà des caisses de retraite, se cache aussi le marché des fonds de pension.
La différence entre les deux est simple. Les caisses de retraite, bien qu’organisées par le secteur privé, dépendent de la législation sur les pensions de 2008 (2017 pour les travailleurs indépendants). Les fonds de pension, en revanche, ne sont pas soumis à ces lois et ils permettent une plus grande souplesse d’utilisation, en particulier si l’assuré souhaite retirer une partie de son capital avant l’âge légal de la retraite.
Asaf, 55 ans, de Ra’ananna, a opté pour un fonds de pension : « La raison est simple, mes revenus me permettaient de mettre de côté des montants supérieurs à ce que la loi m’obligeait sur les caisses de retraite. Je n’avais pas besoin de cet argent immédiatement, donc autant le placer sur un fonds ».
Le rôle du courtier est alors essentiel car selon les situations, son travail consiste à recommander l’offre la plus adaptée de fonds de pension en fonction des avantages fiscaux.

Le spécialiste : au cœur de la prise de décision

Réussir à démêler correctement l’ensemble des offres peut sembler un véritable casse-tête. Si le gouvernement peut faire des recommandations en termes de caisse de retraite, la question des fonds de pension nécessitera l’avis d’un courtier qui pourra analyser votre situation personnelle et vous trouver la meilleure offre.


Un rapport publié en janvier 2016 par l’OCDE a noté que la « pauvreté est particulièrement importante parmi les personnes âgées en Israël, en partie parce que les pensions de base sont basses (…). Pour réduire la pauvreté des personnes âgées, Israël devrait augmenter la générosité des pensions de base, sans créer d’obstacle au travail ».


Le taux d’Israéliens qui considèrent que leur santé va bien ou même très bien a augmenté de 77.5% à 84% (les « très bien » étant passés de 44% à 65%). Et parmi les Seniors, le taux des satisfaits a augmenté de 37.5% à 56%.

(Résultat extrait du 4ème rapport sur le bonheur mondial réalisé par l’ONU et publié au cours du premier trimestre 2017)

Israël Tavor