À partir de 1996, le Wakf (l’autorité jordanienne à qui a été confiée la gestion du site) décide de creuser le mont du Temple (1700 m2) sur une profondeur d’une dizaine de mètres pour construire une mosquée souterraine. Pendant plusieurs années, en dépit des protestations officielles, plusieurs milliers de mètres cubes...

Jeffrey Goldberg

En 2016, Jeffrey Goldberg, correspondant de The Atlantic qui écrit fréquemment sur Israël et le Moyen Orient, déclenche une tempête sur la toile en tweetant :
« Mal, comme tous les Français », pourrait-on répondre d’emblée. Mais au fil des entretiens menés avec les différentes personnalités interrogées pour les besoins de ce sujet, il semble que les Juifs de France vivent encore plus intensément ce malaise. Et puis, il y a aussi tous ceux qui y croient encore et qui souhaitent continuer de construire envers et contre tout, persuadés qu’il faut investir dans l’avenir. Nous les avons rencontrés pour tenter de faire le point.

« À l’aube de la présidentielle, la confiance dans l’État et les médias s’effondre en France », titrait Le Figaro en janvier dernier, en plein débat des primaires socialistes.
Le quotidien se référait alors aux résultats du récent baromètre Edelman - présenté lors de la dernière édition du Forum mondial de Davos - qui chaque année mesure la confiance des populations du monde envers les institutions qui les gouvernent. Des résultats détonants qui font de la France la « championne du monde de la défiance » avec un taux de 72 %.
« Là où l’on mesure souvent une fracture entre les élites et le grand public, en France ce rejet est partagé par toutes les strates de la population. À ce phénomène s’ajoute la perte de confiance dans le système médiatique, qui atteint un stade inédit avec une confiance tombée à 43 %, soit une chute de 5 points en un an » relate le journaliste.

Une perche à saisir lorsque l’on s’apprête à parler des Juifs de France en les scrutant depuis Israël. « Le départ des Juifs de France est un symptôme d’une...

Donald Trump a clairement ‘annoncé la couleur’, il y a un peu plus d’un an, quelques jours après son investiture en tant que Président des États-Unis, en ordonnant la suppression, par résolution, des symboles et pratiques islamiques (croissants de lune, tapis de prière et autres) graduellement introduits par son...
À l’exemple de Rav Yaakov Israël Kanievski (1899-1985), plus connu sous le nom de  « Steipeler », les grands d’Israël ne sont pas restés muets sur ce problème. Ainsi dans ses Responsa (vol. 2, pp. 557-560), le Steipeler s’est exprimé comme suit devant Rav Lorenz, venu lui demander s’il pouvait témoigner contre un coreligionnaire dans une affaire de pédophilie : « Un juif qui commet à plusieurs reprises un acte grave...
Si nous nous interrogeons sur la manière dont nous organiserons nos vieux jours, certains semblent peu s’en soucier, préférant défier les lois de la nature. C’est le cas d’Israël Kristal. Toujours vaillant à 113 ans, pas de retraite pour l’homme le plus vieux d’Israël, qui a survécu à la Shoah : ancien confiseur, il continue à faire des bonbons pour ses arrière-petits-enfants. Sa biographie nous révèle les secrets du vivre-très-vieux en Israël.

Tout commence le 15 septembre 1903/22 Eloul 5663. Ce jour-là – troisième enfant d’une famille qui en compte déjà six − naît dans une famille juive orthodoxe du petit village de Maleniec, du comté de Konskie, près de Zarnow (Pologne), un bébé que ses parents prénomment Israël ‭(‬ישראל‭ ‬קרישטל‭)‬. Son père, érudit, va donner à son fils une solide éducation religieuse. À trois ans, le jeune enfant est inscrit dans un ‘héder où il apprend la Torah et l’hébreu. À cette époque, l’emploi du temps est des plus spartiates. Dans une interview de 2012 (à 99 ans), Israël Kristal raconte que son père le réveillait à 5 heures du matin pour aller à la prière avant d’étudier les textes fondateurs du judaïsme, depuis Béréchit jusqu’à la Michna.

Première Guerre mondiale
Il a tout juste 7 ans quand sa mère décède en 1910. Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, l’empereur Franz Joseph en personne traverse leur région : Israël Kristal se souvient avoir...

Laurence Podselver, anthropologue, chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris est spécialiste du judaïsme contemporain et est notamment l’auteure de Fragmentation et recomposition du judaïsme : le cas français. Elle dresse pour leMag’ un large panorama des différentes composantes qui définissent à l’heure actuelle les Juifs de France. Un panorama loin d’être figé dans un contexte de crises multiples et d’incertitudes quant à l’avenir… 

leMag' : Quelles facettes revêt aujourd’hui l’expression « être juif en France » ?

Laurence Podselver : En France, il n’existe pas de judaïsme qui constitue un bloc uniforme. Il y est essentiellement pluriel et très diversifié, sachant que le phénomène va en s’accroissant, à savoir que se constituent de plus en plus de sous-groupes. Le Consistoire représente ainsi une partie du judaïsme français aux côtés de tendances distinctes qui sont en pleine émergence, tels le mouvement libéral, les Massortis ou encore les Loubavitch, sans compter toutes les structures qui s’articulent autour de ce que l’on appelle les cercles d’études, ou judaïsme culturel, qui regroupent aujourd’hui beaucoup de monde. Et par la force des événements récents, une partie de ceux qui ne se sentaient pas juifs auparavant, sont à nouveau concernés, notamment par solidarité. Ils reprennent contact avec la communauté, se ré-intéressent à la chose juive et reviennent vers diverses formes de judaïsme selon le passé familial, le parcours personnel, la position sociale de chacun.

Vous avez effectué de nombreuses recherches sur...

Avec à peine 30 000 membres en 1948, la communauté orthodoxe du jeune Etat juif était sur la défensive, idéologiquement, socialement et politiquement. Presque soixante-dix ans plus tard, un ‘hassid est ministre du gouvernement, des milliers de jeunes ‘haredim servent dans l'armée, et une pléthore de collèges orthodoxes produisent des milliers d'étudiants qui se lancent dans l'écosystème israélien, tout en ne renonçant pas à leurs principes. Une véritable révolution des lumières à l’israélienne est en marche.

LES ‘HAREDIM AU DÉFI DE L'INTÉGRATION

Les orthodoxes se montrent de plus en plus disposés à travailler pour entretenir leurs familles, sans pour autant renoncer à l'étude de la Torah et à leur mode de vie. Leur intégration sur le marché du travail progresse. Kathie Kriegel pour leMag’, a rencontré Michal Tzuk, Directrice générale adjointe du ministère de l'Economie et de l'Industrie et Directrice du secteur dédié à l'emploi, afin d’évoquer les...

Quotidiennement, que ce soit à la télévision, à la radio ou dans les journaux, les politiciens et représentants du gouvernement sont mis à mal pour leurs prises de position ou décisions politiques. Ce qui est assez surprenant lorsque l’on sait qu’en Israël, il n’existait jusqu’à peu aucune législation assurant à la presse nationale une entière liberté d’expression… 

En effet, assez ironiquement, la plupart des lois sur les médias ont été adoptées pour limiter la liberté de la presse plutôt que de la protéger. Ainsi, jusqu’en mai 2017, la publication d'un journal restait illégale sans un permis du gouvernement, selon l'ordonnance sur la presse promulguée par le pouvoir mandataire en 1933 qui exigeait que toutes les agences de presse s'inscrivent auprès du ministère de l'Intérieur. Selon cette même loi, les licences pour les organes d'information pouvaient être révoquées s’ils mettaient en danger l'ordre public.
Une enquête a révélé qu'au cours des années 2000, au moins 62 permis ont ainsi été rejetés sur plus de 500 demandes. En outre, dans un pays constamment en conflit avec ses voisins, le désir d'imposer la censure militaire n'est pas inhabituel. Ainsi, l'ordonnance sur la sécurité de l'État, une réglementation d'urgence en vigueur depuis la création de l’État, jette les bases de la censure militaire du pays - un organe qui a le pouvoir de couper le contenu censé menacer la sécurité d'Israël.
En France, les préjugés antisémites ont le vent en poupe au sein de la population française :
56% considèrent que « les Juifs ont beaucoup de pouvoir »
56% qu’« ils sont plus riches que la moyenne des Français »
41% qu’ « ils sont trop présents dans les médias »

Chiffres issus du sondage IPSOS Perceptions et attentes de la population juive publié en 2016 et commandé par la Fondation du Judaïsme français

L’antisémitisme, principale préoccupation des Juifs :
92% des Juifs estiment que l’antisémitisme a augmenté loin devant le chômage (23%), ou le pouvoir d’achat (27%)
… Auquel s’ajoute le sentiment d’insécurité :
Plus de 6 Juifs sur 10 éprouvent des...