À l’école :

  • La morah de la kita Aleph de votre fils vous appelle régulièrement pour vous tenir au courant de détails complètement inutiles.
  • Votre désarroi quand votre fils (toujours en kita aleph) revient avec une ou deux feuilles écrites à la main par la morah (mais photocopiée) sur le programme abattu dans la semaine que vous parvenez à lire en … 1 heure !
  • Les mères qui envoient 200 messages sur le groupe whatsApp pour délirer sur le genre de gâteau à apporter pour le fameux ‘giboush’ (sorte de séance de jeu destinée à aider les enfants à tisser des liens entre eux… non, mais on rêve !).
  • Ces réunions au lycée où, en plus de la rencontre avec le professeur principal, il faut écrire son nom sur une feuille accrochée à la porte de chacun des autres professeurs et attendre son tour pendant au moins 40 minutes (ça dépend des professeurs) pour s’entendre dire : « Tout va bien ! » d’un ton mielleux. Soirées qui se terminent en général par une projection de photos des adolescents en tyoul, puis par des chants, puis par une borékas partie géante.
  • Arrivée à la maison : 23h00 !!!
  • L’obligation pour chaque sortie d’apporter 3 litres d’eau !
  • L’obligation de prévoir outre le ptit-dej, un en-cas pour 10h00 et un repas de midi, puis de devoir re-préparer un repas à 16h00 et encore un autre à 19h30…

Au super marché

  • Les beignets de Hannoucca mis en vente deux mois avant Hannoucca, ce qui vous donne l’impression que vous êtes déjà en retard.
  • Les promos affichées et rarement appliquées à la caisse, car ce n’est pas le bon ‘code’.
  • La queue interminable les veilles de shabbat et de fêtes, comme si les gens faisaient des provisions en cas de guerre.
  • Devoir à chaque fois dire à haute voix les 10 numéros de sa Téoudat Zeout à la caissière pour valider son achat.
  • Hésiter entre un fromage que l’on n’aime pas et un fromage que l’on n’aime pas vraiment parce que le camembert, il est vraiment trop cher !

Et aussi…

  • Voir tout traduit en russe, arabe, anglais et jamais en français…
  • Devoir respirer un bon coup à chaque formulaire à remplir à la koupat ‘holim, aux impôts, à la banque, ou lorsque l’on doit signer un nouveau bail, parce que oui, même après 15 ans en Israël, ça demande toujours un gros effort.
  • Ne rien comprendre des explications que votre fils à l’armée vous donne quand il rentre le shabbat. Et constater qu’il est découragé de vous voir aussi bouché.
  • Être en état d’alerte au feu rouge pour être bien sûr de démarrer comme tout le monde quand il passera au vert (euh…à l’orange, de peur d’un concert de klaxons !).
  • Se raisonner à chaque fois que l’on entend l’ambulance du MDA : non ce n’est pas un attentat, c’est une femme qui va accoucher- Si D-ieu veut.
  • S’y reprendre à deux (voire trois) fois pour laisser un message en hébreu sur une boite vocale.
  • Être contraint à se transformer en pilote de Formule 1 pour éviter toutes les éventuelles ‘embûches’ que vous pourrez trouver sur votre trajet en voiture !
  • S’entendre demander par le chauffeur de taxi : « alors ça se passe bien ces vacances » alors qu’on sort d’une journée de 8 heures de travail !
  • Se demander comment c’est possible de gagner aussi peu pour autant de travail et en prendre son parti en se disant : « Ici, il faut travailler plus pour gagner moins… ».
  • Se réjouir de pouvoir prendre trois jours de vacances cet été à Eilat en famille, puis avoir envie de pleurer avant même d’être reparti …
  • Hésiter entre l’achat d’un canapé pour remplacer celui qui est tout usé et les trois jours de vacances à Eilat en famille, et pleurer encore une fois…