« Mal, comme tous les Français », pourrait-on répondre d’emblée. Mais au fil des entretiens menés avec les différentes personnalités interrogées pour les besoins de ce sujet, il semble que les Juifs de France vivent encore plus intensément ce malaise. Et puis, il y a aussi tous ceux qui y croient encore et qui souhaitent continuer de construire envers et contre tout, persuadés qu’il faut investir dans l’avenir. Nous les avons rencontrés pour tenter de faire le point.

« À l’aube de la présidentielle, la confiance dans l’État et les médias s’effondre en France », titrait Le Figaro en janvier dernier, en plein débat des primaires socialistes.
Le quotidien se référait alors aux résultats du récent baromètre Edelman - présenté lors de la dernière édition du Forum mondial de Davos - qui chaque année mesure la confiance des populations du monde envers les institutions qui les gouvernent. Des résultats détonants qui font de la France la « championne du monde de la défiance » avec un taux de 72 %.
« Là où l’on mesure souvent une fracture entre les élites et le grand public, en France ce rejet est partagé par toutes les strates de la population. À ce phénomène s’ajoute la perte de confiance dans le système médiatique, qui atteint un stade inédit avec une confiance tombée à 43 %, soit une chute de 5 points en un an » relate le journaliste.

Une perche à saisir lorsque l’on s’apprête à parler des Juifs de France en les scrutant depuis Israël. « Le départ des Juifs de France est un symptôme d’une...

Pour lire la suite de cet article et accéder à toutes nos DOSSIERS & ENQUÊTES, vous devez être abonné à une de nos OFFRES :

►►► OFFRE INTÉGRALE or ►►► OFFRE NUMÉRIQUE à partir de 6,90 ₪
ou Connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

Vous n'êtes pas convaincu? ALORS LISEZ CET ARTICLE