Vous souvenez-vous de cette question que l’on vous posait enfant : « Quel métier souhaiterais-tu exercer quand tu seras grand ? ».Vous répondiez alors en citant les métiers les plus populaires à votre âge : pilote, avocat, médecin, chanteur, pompier, enseignant ou … le fameux policier… Qu’en est-il aujourd’hui de vos aspirations d’hier ? Sont-elles réalisables et adaptées au marché de l’emploi qui nous entoure ? 

LeMag’ a tenté de répondre à la question.

Près de 500.000 personnes s’adressent chaque année au Lishkat Taassouka dans ses 72 bureaux répartis dans tout le pays. Sorte de pôle emploi version israélienne, ce service « a entamé, depuis deux ans environ, un processus profond visant à aider efficacement les personnes à la recherche d’un emploi. Cette réforme s’exprime par un développement des formations professionnelles et un accompagnement renforcé permettant d’offrir les outils adéquats pour trouver du travail » nous explique Rachel Brener Chalem, directrice du service statistique au sein du Lishkat Taassouka.

Si cette réforme semble être tardive, c’est que le marché de l’emploi est relativement en bonne santé. Avec un taux de chômage oscillant entre 5,4 % et 5,9 % dans ses plus mauvaises périodes, Israël est un des pays développés comptabilisant un taux extraordinairement bas de chômeurs.

A cela plusieurs explications. Un goût prononcé pour l’entreprenariat, une population jeune, une législation hyper souple permettant aux employeurs de licencier facilement, enfin et surtout, un filet social réduit à sa plus simple expression (voir encadré) incitant les personnes en âge de travailler à ne jamais rester longtemps inactives. Bon ou mauvais, le système étant ce qu’il est, il faut maintenant s’interroger sur ce qu’il a à proposer.

« Au cours des deux dernières années, on a enregistré une forte croissance dans le nombre d’offres d’emploi. Nous sommes passés de 60.000 places par mois, il y a 5 ans, à 90.000, actuellement. Les postes les plus demandés sont dans l’ordre : serveur, agent commercial, vendeur, barman, développeur informatique, ingénieur, agent téléphonique, agent hospitalier, agent d’entretien, travailleur du bâtiment, conducteur, travailleur spécialisé dans le domaine de la construction et enfin agent de sécurité ». Fait intéressant, c’est dans le secteur high-tech que l’on trouve le plus d’offres d’emploi pour les hauts diplômés, et le plus de postes en général… Mais c’est parfois aussi dans des domaines inattendus que l’on peut trouver du travail. « Dire qu’il n’y a pas de travail en Israël est faux ! Il y a des centaines d’emplois disponibles et des centaines d’employeurs à la recherche de salariés » affirme Mimi Cohen, vice-directrice du département de formation au sein du Lishkat Taassouka.

Et de poursuivre énergiquement : « Pour que la bonne rencontre puisse se produire, il faut pouvoir s’adapter, que ce soit au sujet de la qualification, du lieu de travail ou du salaire. Celui qui cherche un poste de directeur au centre de Tel Aviv aura peut-être du mal, mais celui qui cherche un travail pour nourrir sa famille n’en aura aucun ». Pour favoriser et encourager les demandeurs d’emploi à élargir leurs domaines de compétences (et aussi un peu leur état d’esprit) afin de s’adapter aux demandes du marché, le Lishkat Taassouka crée des formations professionnelles ad-hoc. « Si nous constatons une forte demande d’électriciens par exemple, nous ouvrons des classes spécialisées et gratuites pour des personnes susceptibles de correspondre au profil de la formation. A l’issue de ces stages professionnels, les gens trouvent immédiatement du travail » nous explique Mimi. Une approche qui devrait s’amplifier dans les années à venir.

Selon une étude réalisée en Israël, sur les 3,1 millions de personnes professionnellement actives, 900.000 devraient d’ici dix ans ne plus être en mesure de poursuivre leur activité en raison de l’informatisation et de l’automatisation des métiers qui vont crescendo. « Les menuisiers, les assureurs ou encore les imprimeurs sont déjà concernés par la disparition de leurs métiers. En parallèle, de nouvelles professions apparaissent. Par exemple, l’imprimerie en 3D qui se développe. Face à cette transformation, les gens devront apprendre à s’adapter à ces nouveaux secteurs » explique Mimi Cohen. Les cinquantenaires étant particulièrement concernés, « des politiques de l’emploi feront prochainement leur apparition en Israël avec des budgets spécialement alloués dans ce domaine » assure la vice-directrice.

A noter, la possibilité d’obtenir un oulpan professionnel subventionné. « Si nous enregistrons suffisamment de demandes pour un secteur particulier, nous sommes en mesure d’ouvrir des classes destinées aux nouveaux immigrants souhaitant se former. Il suffit de se renseigner auprès de nos services » affirme la responsable. Pour autant, selon une information exclusive obtenue par ‘LeMag’ auprès des deux spécialistes du Lishkat Taassouka, on compterait 2.620 demandeurs d’emploi nouveaux immigrants sur un total de 190.000 demandeurs d’emploi au cours des cinq dernières années. Parmi lesquels, seulement 96 nouveaux immigrants originaires de France ! « Soit les gens travaillent effectivement, soit ils ne sont plus comptabilisés par nos services car ils ne reçoivent plus d’allocation chômage, soit ils ne sont jamais venus s’inscrire après avoir été licenciés » avance l’experte pour expliquer ce chiffre particulièrement bas que l’on aimerait tout simplement attribuer au fait que les Français sont bien intégrés sur le marché !

tableauami

L’extrait du tableau présenté ci-dessus est tiré de celui publié le 10 Juin 2013 par le ministère de l’economie. Il a été traduit intégralement par l’association AMI pour les olim de france et les candidats à l’alyah a n qu’ils puissent découvrir les domaines professionnels dans lesquels la demande est plus importante en fonction des différentes régions. Bien qu’ayant été critiqué à sa source car pas assez représentatif selon certains, LeMag’ a tout de même voulu en reproduire une partie, à titre purement indicatif, a n de vous donner une idée des métiers qui sont classés dans le top 15 des professions les plus demandées (attention : non les mieux rémunérées !).
http://www.ami-israel.org/images/pdf/ovdim.pdf

L’emploi, en chiffres:

etatlieux2En 2014, le salaire moyen brut a été fixé à 9.317 shekels, soit 2,7% de plus qu’en 2013

 

etatlieux3Les écarts de revenus entre salariés Arabes et Juifs en légère diminution

 

 


METIERS LES MIEUX RÉMUNÉRÉS :etatlieux4

 

etatlieux5

Source : BCS Octobre 2015

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Bonnes nouvelles pour les salariés !

En vertu d’une nouvelle convention collective ratifiée par le ministère de l’Économie, la Histadrout et le Patronat, la durée minimale des congés payés sera augmentée. etatlieux6

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4.387 shekels, c’est ce que 10 % des Israéliens les plus pauvres perçoivent comme revenu moyen mensuel.

35.801 shekels, c’est ce que 10 % des Israéliens les plus riches perçoivent comme revenu moyen mensuel.

80 postes vont être créés dans les ministères pour être occupés par des ‘seniors’. Ils seront employés pour une période maximale de trois ans à raison de cent-vingt heures de travail maximum par mois.

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La sécurité d’Israël, ça se paye, leurs salaires mensuels en témoignent : 

82.000 shekels – Patron du Shin Bet

84.000 shekels – Patron du Mossad

85.600 shekels – Chef d’état-major de Tsahal

89.300 shekels – Commandant de police

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2/3 des enfants qui entrent à l’école aujourd’hui exerceront, à l’âge adulte, un métier qui n’existe pas encore.

7,1 millions d’emplois pourraient être détruits par la 4ème révolution industrielle – intelligence artificielle, big data et objets connectés – d’ici 2020, selon une étude réalisée par le Forum économique mondial (WEF).

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S’INSCRIRE AU CHÔMAGE

Une transition parfois nécessaire avant de réintégrer à nouveau le monde du travail… Excluant les indépendants (mais la loi est en train d’évoluer) et les actionnaires, le droit au chômage concerne les salariés de 18 à 67 ans pour les hommes et de 18 à 65 ans pour les femmes.

Plusieurs conditions sont requises à l’ouverture des droits :

L’ex-employeur doit avoir cotisé au Bitouah Leumi,

Le demandeur doit justifier de 360 jours de cotisation au moins sur les 540 jours précédant le chômage,

Les indemnités peuvent être accordées à la suite d’un licenciement et, dans certains cas, d’une démission.

C’est la date d’inscription au Lishkat Avoda (l’équivalent du Pôle emploi) qui détermine le début de la période de chômage. Les allocations sont ensuite versées par le Bitouah Leumi et leur montant dépendra notamment du salaire journalier moyen, sachant que les cinq premiers jours de chômage ne sont pas indemnisés et que la durée maximale d’allocation chômage est de six mois.

Pour plus de détails, contactez les services du Lishkat Avoda au 9687* ou au 077 271 88 00.