Après avoir connu la guerre et la paix, le bonheur et la douleur, l’amour et la haine, la richesse et la pauvreté et enfin l’anéantissement et la reconstruction, le 30 Juillet 1980, la Knesset adopte une loi fondamentale proclamant que Jérusalem (réunifiée en 1967) « est et restera la Capitale une, indivisible et éternelle de l’Etat d’Israël ».

Jérusalem, ville sainte des trois grandes religions monothéistes, est l’objet d’affrontements trop souvent violents et suscite depuis plusieurs millénaires toujours autant de passions, de désirs et de rêves… Aujourd’hui encore, ce petit territoire, épicentre des cultures et encore trop convoité, revêt une importance majeure à l’échelle locale, régionale et même …mondiale !

Cette ville à la splendeur inégalée, où les émotions bouleversent, a inspiré de nombreux chants, poèmes et peintures composés à sa gloire mais qui n’ont toujours pas réussi à saisir et décrire parfaitement la beauté de cette cité dont chaque pierre qui reflète l’un des passés les plus riches de l’Histoire, s’érige face au modernisme frénétique typiquement israélien.

Nahlaot :

Situé au cœur de Jérusalem, à la frontière du marché ‘Mahané Yehuda’, ce quartier calme et pittoresque est composé de petites zones résidentielles si étroitement encastrées que l’on ne peut les distinguer les unes des autres. Rénové au cours des trois dernières décennies, Nahlaot est jalonné d’anciennes synagogues dont les rites de prière reflètent l’origine de chaque communauté s’y étant installée au fil de l’histoire. Ces logements classés ‘au patrimoine historique’ ont, en effet, été établis à l’extérieur de la Vieille ville dans la seconde moitié du XIXème siècle. Avec ses balcons fleuris, ses petites impasses et ses jardins publics, Nahlaot (propriétés ou héritages en hébreu) est l’un des lieux qui attirent le plus de touristes et …d’investisseurs.

La Mochava  Hagermanit :

Construite par des Allemands, dans la seconde moitié du XIXème siècle, la Mochava Hagermanit ou Colonie Allemande est l’un des quartiers les plus prisés de Jérusalem. Sa principale artère, Emek Refaim,  regorge de cafés, de petites échoppes et de restaurants et attire, tous les soirs, une foule joyeuse et bigarrée. Situées prés des quartiers de Katamon, de Talbyeh et de Baka, ses habitations, se répartissent tout au long de ses deux  axes principaux, Emek Refaim et Derekh Beit Lechem. Bien que rénovées au cours des deux dernières décennies, elles ont gardé leur charme d’origine, charme qui transparait à travers une architecture unique, mixant les cultures allemande et arabe. Ainsi, à Talbyeh, vous pourrez admirer  des demeures taillées dans la pierre de Jérusalem, surmontées de toits en tuiles et dotées d’accolades ornant fenêtres et linteaux. Attirées par ce coté pittoresque, des familles  fortunées, à majorité anglophones, ont choisi de s’y installer au cours des quinze dernières années, provoquant  alors une véritable inflation de l’immobilier dans ce quartier.

Beit Hakerem :

Beit Hakerem ou ‘maison de la vigne’, se situe à l’ouest de la capitale, à proximité de l’entrée de la ville. Construit dans les années 1920 en bordure de la forêt de Jérusalem, ce quartier verdoyant, desservi par le tramway, est composé de jolis petits immeubles au style architectural atypique, signé Richard Kaufman, à qui l’on doit de nombreux logements construits dans le style Bauhaus à Tel Aviv. Lieu de prédilection d’une population aisée attirée par son calme et son charme pittoresque, Beit Hakerem est le quartier résidentiel par excellence. Quartier à l’origine laïc, beaucoup de Juifs pratiquants vivent désormais à Beit Hakerem qui a vu son nombre de synagogues, augmenter et quelques institutions religieuses, fleurir.

Guilo :

Ce quartier situé au sud de la capitale naît après la guerre des six jours. Devenu en quelques années l’un des quartiers les plus importants de la ville avec ses 40.000 habitants, Guilo est découpé en six zones distinctes (de aleph à vav). Quartier fort prisé pour ses prix abordables et ses nombreuses infrastructures permettant un accès rapide au centre ville,  il attire une population hétérogène. En effet, la zone aleph, très religieuse attire les grandes familles ultra-orthodoxes alors que celles situées dans les hauteurs du quartier et offrant une vue imprenable sur l’ensemble de la ville de Jérusalem attirent une population  laïque ou des sabras aux revenus plus élevés.

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