En dépit du coût de la vie et de la tendance qu’ont les Israéliens à user (et abuser ?) du crédit, la consommation des ménages, en cette veille de Pessah 2016, reste un moteur de croissance indéniable dans le pays. Et elle se porte très bien. Après une hausse de 3,7% en 2014, elle a encore bondi de 4,5% en 2015.

Dans ce contexte, baisser les prix de première nécessité, et ceux de l’alimentation en particulier, est devenu l’une des priorités du gouvernement. Y réussira-t-il avant les quelques semaines qui précèdent la fête ? Quand on sait que la période des achats débute environ un mois plus tôt, il y a là un véritable défi à relever. Intensifier la concurrence, diminuer les droits de douane pour l’ensemble des produits importés de la chaîne agroalimentaire, des mesures audacieuses que Moshé Kahlon, le ministre des Finances, envisagerait comme des remèdes incontournables à la cherté de la vie. En attendant ces changements, dignes de l’ouverture de la Mer Rouge, les Israéliens font montre de pragmatisme et rivalisent d’ingéniosité pour boucler leur fins de mois. Ainsi, s’il l’on consomme toujours plus, on consomme différemment.

Durant ces dix dernières années, la vente des produits sans marque dans les grandes surfaces a fait un bond dans tous les secteurs et se confirme. Et pour les seuls rayons de l’alimentation, cette tendance a marqué une hausse de 20 %.

Des solutions pour baisser la facture que les familles plébiscitent. Le concept des « boutiques express » a aussi séduit les consommateurs désireux de contrôler leurs pulsions d’achat et les tentations qui en découlent.  La banque, les supermarchés, la restauration (Poalim Express, Shufersal Express ou Cofix, pour ne citer qu’eux) se sont engouffrés dans la brèche. Et côté loisirs, la tendance est au cocooning. On aménage son chez-soi, on investit dans l’ameublement, on soigne sa déco. Et pour le programme du soir, on dévorera son pop-corn  (+ 11% des ventes) et ses biscuits apéritifs (+ 7%), devant un bon film, un livre passionnant ou en surfant sur internet…

 

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sacsoldeDes consommateurs ont déclaré reporter leurs achats, attendre les soldes, et même préférer les articles d’occasion.

 

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Comparer les prix avant de prendre la décision d’acheter :

33 % des ménages le font au supermarché, avant et pendant les soldes, comparant les prix pratiqués en Israël avec l’étranger

 

Les postes clés du budget qui ont explosé en 5 ans :

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conso3Crédit à la consommation : attention à la spirale

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La consommation à crédit fait désormais partie des comportements d’achats de l’Israélien.

Les achats à crédit en 2015 :

  • Produits d’alimentation : + 4,6%
  • Biens manufacturés (comme habillement et ameublement) : + 8,6% 
  • Services : + 9,9%

 

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MONOPOLE :

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Tnuva vend 60% des fromages et produits laitiers. En Israël, le lait coûte 37% plus cher qu’en Europe

 

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La viande bovine en Israël coûte 73% de plus qu’en Europe !

 10 marques s’accaparent 57% du marché de l’agroalimentaire