Comme le montre un récent rapport de l’OCDE, le sous-financement du système de santé israélien est préoccupant : les dépenses de santé doivent être financées à hauteur de 39% par le privé (contre 27% en moyenne dans les pays de l’OCDE). 

Seniors boeing

Pour les abonnés aux allers-retours entre la France et Israël qui n’ont pas encore fait leur alyah, pas de sécurité sociale israélienne. Ils prennent leurs rendez-vous santé en France, et viennent en Israël avec leurs médicaments pour toute la durée de leur séjour. Oui, mais voilà. Il est un âge ou des pépins de santé peuvent survenir à tout moment. « Quand elle est venue pour les fêtes de Pessa’h, ma mère a été renversée par une moto qui a reculé sans regarder. Là, on a découvert que l’assurance de sa carte de crédit ne remboursait les frais qu’à partir du 3ème jour d’hospitalisation. Et le rapatriement n’est pas toujours la solution, car il sépare, à un moment où justement, je n’avais pas envie que ma mère se retrouve seule en France. Heureusement, le motard qui était en tort ne s’est pas enfui, c’est son assurance qui a payé les frais », confie Nathalie.

La carte vitale de la CFE

Pour ces Français-là, la CFE (caisse des Français à l’étranger) est une option pertinente. « Elle donne les mêmes avantages qu’en France (100%, ALD – affection de longue durée – etc…) et fonctionne de la même façon sur les mêmes barèmes, quel que soit le médecin ou l’établissement choisi. Le package sécu/mutuelle est très intéressant. De plus, les interlocuteurs sont français », se félicite Christiane Kammermann, sénatrice de Paris. « L’inconvénient est de devoir avancer les frais et vu les retards dans les remboursements (entre 3 à 6 semaines), cela demande d’avoir une trésorerie qui permette de faire face », reconnaît Mme Cheneau, de la CFE Paris, « d’autant plus qu’il n’y a pas encore en Israël d’établissement hospitalier ayant des accords avec la France et qui propose le tiers payant».

La sécu israélienne, bon à savoir

Nouveau, ‘La voix de la Santé’ au *5400 est un centre d’appel téléphonique mis en place par le ministère israélien de la Santé qui assure un service aussi en français. Le site ‘Docteurs.co.il’ permet quant à lui de trouver un médecin francophone en Israël ou de bénéficier d’une traduction en temps réel au téléphone pendant une consultation.

Les coordinateurs d’alyah parlant le français, les sites internet comme celui du ministère de la Santé (en français), ou celui de l’UFE, (union des Français à l’étranger), donnent des renseignements précieux et des explications claires sur le système de santé israélien. « A l’UFE, il y a toujours quelqu’un qui vous écoutera et aura à cœur de vous aider », insiste Nathalie Mimoun, sa présidente. « Il m’arrive même de prendre des olim par la main et de les accompagner dans leurs démarches administratives », avoue-t-elle.

Il y a quatre Koupot ‘holim : Clalit (55% des assurés), Maccabi (25% des assurés), Meu’hedet (15% des assurés), Leumit (10% des assurés). « Elles font toutes croire que vous aurez affaire à des Français, mais c’est de la publicité mensongère », avertit Deborah Pewzner du UFE. Il faut choisir celle qui vous demandera le moins de déplacements pour les consultations et les soins. C’est à cela qu’il faut penser », conseille-t-elle.

Toutes proposent des cotisations en fonction du ‘Sal briout’ (panier de santé) choisi. Le top est toujours plus cher. Mais bon à savoir, dès que vous décidez de prendre un panier de santé plus cher, vos nouveaux droits et avantages seront immédiatement opérationnels. Pas de délais de carence. « Quand mon père a fait son AVC, nous avons pris le panier supérieur à 300 shekels par mois. La prise en charge de l’hospitalisation, du centre de convalescence, la rééducation qui a duré des semaines et bien sûr, l’aide à domicile et l’appareillage (fauteuil roulant,) tout a été pris en charge tout de suite et nous n‘avons rien eu à débourser », se félicite Sarah.