►►► ÉCHOS SUR L'ÉCO

Les FINTECH, on en parle de plus en plus sans trop savoir ce que c’est. FINTECH (le mot n’a pas encore été indexé par le Larousse), c’est l’abréviation de FINancial TECHnologies. Depuis quelques années, ces Technologies Financières, aussi discrètes qu’efficaces, sont omniprésentes dans notre vie quotidienne. Et nous obligent à repenser notre rapport à l’argent en considérant différemment le monde de la finance.

Les FINTECH, on en parle de plus en plus sans trop savoir ce que c’est. FINTECH (le mot n’a pas encore été indexé par le Larousse), c’est l’abréviation de FINancial TECHnologies. Depuis quelques années, ces Technologies Financières, aussi discrètes qu’efficaces, sont omniprésentes dans notre vie quotidienne. Et nous obligent à repenser notre rapport à l’argent en considérant différemment le monde de la finance.

Pourquoi cette soudaine apparition des FINTECH ?
Il y a trois raisons à cela :
1) La multiplication des échanges a conduit les banques à vouloir améliorer leur fonctionnement, notamment en recherchant des techniques de gestion plus rapides et moins onéreuses.
2) Les « startuppers » de la génération internet ont vieilli : ils ont voulu utiliser leur expérience pour s’attaquer à des marchés plus matures, plus exigeants, comme celui de la finance.
3) Les consommateurs exigent maintenant que les banques soient moins chères, plus réactives et que leur gestion soit plus transparente. 25% des utilisateurs de services bancaires se déclarent insatisfaits de leurs gestionnaires de compte.

Les FINTECH s’attaquent au monopole des banques
Après plusieurs décennies où les banques ont fonctionné en situation de quasi-monopole, elles ont vu tout à coup arriver de petites entreprises sur ce qu’elles pensaient être leur chasse gardée : les opérations de paiement, le conseil financier, la relation client. Et cela est allé très loin, comme l’explique Frédéric Simottel, directeur de 01Business : « Les Américains ont été les pionniers de cette nouvelle approche. Cela a commencé quand des chercheurs du MIT se sont rendu compte qu’en étudiant les mouvements de votre compte, vos échanges sur Facebook et Twitter, ils pouvaient vous dire : “Attention, ici vous risquez d’être en découvert. Par contre, vous pourriez investir là…“ ». Pour les banquiers, les FINTECH sont devenus de redoutables concurrents. Philippe Collombel, co-dirigeant de Partech Ventures le reconnaît : « Les banques viennent de comprendre qu’avec les FINTECH, elles risquent de se faire ubériser ».
Ce qui est révolutionnaire avec les FINTECH, c’est qu’elles rompent avec le modèle patriarcal et vertical qui renforce la soumission du client face à son banquier tout-puissant. S’ils veulent garder leur clientèle, les banquiers vont devoir, sous la pression des FINTECH, non plus seulement donner des réponses techniques à leurs clients, mais repenser la relation humaine dans une optique de collaboration et de partenariat.

Les FINTECH vont rendre la finance plus transparente
Les nouvelles Technologies Financières permettent d’aller très loin dans l’analyse des flux monétaires. C’est grâce aux FINTECH que l’ancien ministre de l’Économie, Jérôme Cahuzac, a pu être condamné pour détournement de fonds publics. C’est en utilisant les FINTECH que toutes les polices du monde luttent contre le blanchiment d’argent et le financement des réseaux terroristes. C’est aussi grâce aux FINTECH que les institutions financières mondiales communiquent entre elles et définissent les taux de change en toute sécurité. Rendant les échanges plus rapides et transparents, les FINTECH sont en train de démocratiser les services financiers et cette irréversible mutation profitera à toute une clientèle d’actifs, autrefois prisonniers de leur gestionnaire de compte. Pour preuve : on peut maintenant conserver son compte courant dans une banque tout en pilotant ailleurs, avec ces nouvelles structures, d’autres opérations financières. Comme lever des fonds, s’enquérir de la solvabilité d’un partenaire, payer des fournisseurs et financer un projet – et tout cela, sans passer par une banque.