Bus driving in Tel Aviv, Israel

Le jour du Shabbat reste un moment privilégié de la semaine pour la majorité des Israéliens. Ils sont ainsi 64 % à organiser un repas en famille selon une étude de l’institut Maagar Mohot, réalisé en 2013. S’il n’est pas respecté au sens hala’hique du terme par l’ensemble de la population, le Shabbat constitue tout de même pour près de 70 % des habitants une journée de repos, chômée pour l’essentiel des actifs. Pour autant, tout n’est pas à l’arrêt dans l’État juif à l’occasion de ce rendez-vous divin de 25 heures. Récapitulatif sur ce qui fonctionne le Shabbat ou pas…

Transports publics
Les Israéliens sont 74 % à se déclarer en faveur d’un service total ou partiel des transports publics le Shabbat (un chiffre qui s’élève à 94 % quand on interroge la population non-religieuse, à 67 % pour les sondés traditionalistes, et 52 % pour les religieux, alors que 97 % des ultra-orthodoxes y sont fermement opposés). Pourtant, la majorité des transports ne fonctionnent pas. La fréquence commence déjà à diminuer le vendredi pour s’interrompre totalement entre 14h et 17h – selon les périodes d’été ou d’hiver – et reprendre après la sortie du Shabbat, le samedi soir.

Train
Aucune ligne de train ne roule le Shabbat.

©DR

Avion
Le trafic aérien est grandement restreint par rapport aux autres jours de la semaine. La compagnie El Al garde ses avions au sol, mais les compagnies étrangères peuvent faire décoller et atterrir leurs appareils. À l’image de l’aéroport Ben Gourion, la boutique Duty Free est ouverte 7 jours sur 7, ainsi que l’essentiel des magasins de la galerie marchande.

Autobus
La compagnie Egged (coopérative de bus), qui couvre l’essentiel du réseau routier du pays, laisse ses cars au garage le jour du Shabbat. Elle ne propose ni liaisons urbaines, ni liaisons interurbaines.

Des possibilités existent toutefois à l’échelle régionale ou municipale pour desservir en premier lieu les zones à caractère non religieux du pays. À noter l’existence de taxis collectifs (Shirout) présents dans les principales grandes villes du pays, dont Jérusalem.

À Jérusalem – Une initiative a vu le jour en 2015 sous forme de coopérative entrepreneuriale, Shabus, en réponse au refus du ministère des Transports de mettre en place un service minimum de bus ou de tramway dans la capitale le Shabbat.

À Tel-Aviv, Haïfa et Eilat, des compagnies privées proposent un service réduit de liaisons urbaines et interurbaines.

Dans le nord d’Israël, des bus circulent le vendredi soir. Ils desservent en particulier la banlieue de Haïfa, dite des “Krayot” (Kiryat Yam, Kiryat Motzkin, Kiryat Bialik, Kiryat Ata, etc…), mais aussi Afoula, Yoknéam et la région du Carmel.

En juin dernier, la ville d’Herzliyya créait la surprise en instituant un service de bus le Shabbat, financé par la municipalité.

Restaurants
Les établissements casher – estampillés d’un tampon du Rabbinat ou Méhadrin – sont fermés le Shabbat.

Culture et loisirs
Les parcs d’attraction privés, les parcs nationaux (comme Massada par exemple) et les principaux musées sont ouverts le Shabbat. Certains sites, comme le Musée d’Israël, permettent l’achat de tickets à l’avance à l’attention de ceux qui souhaitent ne pas enfreindre les lois religieuses du Shabbat. Les zoos et parcs animaliers, comme le zoo biblique Tisch de Jérusalem, sont également ouverts.

Shopping
Les enseignes et autres magasins des centres commerciaux du pays gardent portes closes, mais les salles de cinéma fonctionnent. Pour les commerces de proximité, la réponse se trouve au niveau local, par ville et par quartier.

Photo du ‘Shouk’ de Jérusalem fermé pendant Shabbat ©DR

Les marchés alimentaires typiques respectent également le Shabbat. Ma’hané Yehouda à Jérusalem tire les rideaux le vendredi après-midi et toute la journée du samedi. Les stands du Shouk Hacarmel à
Tel-Aviv, plus grand marché ouvert du pays, sont fermés le samedi. Idem pour le marché aux puces de Yaffo. En général, à travers tout le pays, les marchés ouverts seront fermés.