Au lendemain du 70ème anniversaire de notre pays, il est encore temps de se réjouir de l’évolution de la société israélienne, même si elle est très loin de la vision idéale que l’on pouvait en avoir lorsqu’on était un jeune étudiant plein d’enthousiasme.

En 2018, Israël compte 8 842 000 Israéliens, soit 1.9% de plus que l’an dernier, et les estimations prévoient une population israélienne à 15 200 000 personnes pour le centenaire du pays en 2048. Les 3 200 000 nouveaux immigrants – plus ou moins « nouveaux » – sont donc maintenant très largement inférieurs en nombre aux véritables sabras nés ici.

Sur cette population totale, 6 589 000 per- sonnes sont juives (75%) et jouissent d’une espérance de vie de 80.2 ans pour les hommes et 84.2 ans pour les femmes. L’Israélien type se marie à 27 ans (l’Israélienne type à 25 ans), il gagne 10 115 shekels par mois et dépense beaucoup plus qu’il ne gagne…on en sait quelque chose ! (En 1948, on gagnait en moyenne 275 lires de l’époque et on dépensait évidemment beaucoup moins car on manquait presque de tout ici). 87.6% des Israéliens sont salariés et le chômage plafonne à 4.2%.

68% DES ISRAÉLIENS SONT PROPRIÉTAIRES D’UN APPARTEMENT

68% des Israéliens sont propriétaires d’au moins un appartement et le logement oc- cupe toujours la première place des dépenses du foyer (24% du budget familial), bien avant les transports (20%) ou l’alimentation (19%).

Toutefois, selon la ville où l’on habite, le prix du logement est très variable, le prix moyen d’un appartement étant de 1 442 600 shekels sur le territoire national, et la taxe d’habitation l’est encore plus. C’est ainsi que Jérusalem, notre belle Capitale, la plus grande ville du pays avec ses 882 700 habitants, se positionne comme la ville où la taxe d’habitation est la plus élevée avec 74 shekels par mètre carré et par an, soit 1233 shekels à payer tous les deux mois à la municipalité pour un appartement de 100m2.

En deuxième position, Ramat Gan est à 64 shekels par mètre carré et par an, puis viennent Haïfa, Bnei Brak et Givatayim (62 shekels/m2/an). Rehovot est en sixième position (60 shekels/m2/an) et Herzliya en septième position.

TEL-AVIV EST
EN TREIZIÈME PLACE SEULEMENT AVEC SES
49 SHEKELS /M2/AN !

Netanya vient en huitième place (58 shekels/m2/an) et Tel-Aviv en treizième place seulement avec ses 49 shekels/m2/an. Il est intéressant de noter qu’à Tibériade ou à Ashkelon, on paye moins de la moitié de ce que l’on paye à Jérusalem. Évidemment, les infrastructures ne sont pas les mêmes par- tout et les conditions de vie non plus. Rappelons quand même qu’en Israël il n’existe pas (encore) de taxe foncière, et la taxe d’habitation est à la charge de l’occupant de l’appartement, qu’il soit propriétaire ou locataire.

Et Israël restant partie intégrante de l’Orient, seuls 76% des occupants payent réellement leur taxe d’habitation à Jérusalem, 66% à Haïfa et 19% à Kiryat Mala’hi (sans parler évidemment de certains villages arabes israéliens qui plafonnent à 6%). Ce que l’on constate également, c’est que les jeunes (15-29 ans) ont tendance à quitter Jérusalem qui perd ainsi près de 8000 habitants cette année, devenant ainsi la ville d’où l’on part le plus. Tandis que des villes plus périphériques comme Rosh Hayin, Bet Shemesh et Ashkelon voient leur population augmenter régulièrement. Même les prénoms ont évidemment évolué et c’est ainsi que d’ Esther et Yossef, prénoms les plus répandus en 1948, nous sommes aujourd’hui passés à Tamar et Noam.Que nous réserve l’avenir, nul ne le sait, mais ce dont on est sûr en tout cas, c’est qu’il n’est pas d’endroit au monde où un Juif est plus à sa place qu’en Israël, pays certes loin d’être parfait, difficile à vivre au quotidien mais ayant l’avantage d’être juif.

Sources : Calcalist , Yad 2, Central Bureau of Statistics