Au cours des deux dernières décennies, le monde occidental a été indiscutablement balayé par une vague d’islamisation sans précédent dans l’Histoire. L’Islam a petit à petit envahi la vie publique sous toutes ses formes. Les Musulmans se sont insérés dans la vie politique, dans les médias, la police, l’armée, l’enseignement, l’administration ou encore dans le monde culturel et dans les nombreuses associations de défense ( ou de propagande…), où ils sont souvent en nombre conséquent.

Pour preuve : de même qu’il existe en Occident l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et de la culture), le monde islamique s’est doté d’une ISESCO (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture) chargée de définir les moyens de promouvoir l’Islam dans le monde. Dans l’un de leurs documents – que leMag’ s’est procuré – on peut lire notamment (page 44) : « Les sociétés occidentales ne sont pas identiques. Elles ne sont pas toutes laïques. Il faut tirer avantage des différences de leurs politiques ». Il est important […] « d’y avoir des sympathisants afin de faire bénéficier les membres de ces communautés d’une politique qui soutienne les valeurs de l’islam. Les médias ont ancré dans les sociétés occidentales l’idée d’un islam terroriste. Aussi, faut-il renforcer le côté éthique du Musulman, développer sa connaissance de l’Autre, sa culture et son histoire pour effacer cette fausse image effrayante ». Pour cela, on s’appuiera sur « les convertis occidentaux [qui] appartiennent à la classe intellectuelle, à l’élite, hommes de lettres et hommes de sciences. Même si leur nombre n’est pas grand, leur influence est importante ». Loin de nécessiter une action violente, l’islamisation du monde doit se réaliser en préparant « les communautés musulmanes à sympathiser avec le pays hôte et à participer positivement au travail de ses organisations sociales, économiques et politiques » (page 78). Pour dépasser l’opposition entre le droit occidental et le droit islamique, la stratégie entend promouvoir (page 87) la formation de « juristes en droit islamique, de directeurs de conscience, de conseillers religieux […] pour trouver les réponses appropriées aux problèmes posés […] et aux situations imprévues ». Dans ce but, « la prière du vendredi et son prêche, considérés comme bases essentielles de l’action prosélyte, nécessitent une bonne préparation aussi bien au niveau du style que du contenu afin d’atteindre nos objectifs, avec en premier lieu le renforcement de la foi en Allah et la croyance absolue en Son Livre sacré » (page 85). Pour y parvenir, il faudra (page 93) obtenir « le soutien d’intellectuels et d’éducateurs objectifs pour convaincre les autorités éducatives occidentales à suivre l’exemple de la Belgique, de l’Autriche, de la Hollande, de l’Espagne, de l’Alsace en France et de certains cantons en Allemagne, et permettre d’intégrer des cours d’éducation islamique dans les programmes officiels de l’école occidentale. Ceci en plus de la revendication d’insérer la langue arabe parmi les langues vivantes optionnelles dans les écoles officielles ». Tout cela (page 108) pour « faire bénéficier les gens des messages de l’Islam, les convaincre de leur contenu, les inciter à se comporter conformément à leurs directives et les appeler à s’y convertir et à suivre son chemin ».

No comment …