Quotidiennement, que ce soit à la télévision, à la radio ou dans les journaux, les politiciens et représentants du gouvernement sont mis à mal pour leurs prises de position ou décisions politiques. Ce qui est assez surprenant lorsque l’on sait qu’en Israël, il n’existait jusqu’à peu aucune législation assurant à la presse nationale une entière liberté d’expression… 

En effet, assez ironiquement, la plupart des lois sur les médias ont été adoptées pour limiter la liberté de la presse plutôt que de la protéger. Ainsi, jusqu’en mai 2017, la publication d'un journal restait illégale sans un permis du gouvernement, selon l'ordonnance sur la presse promulguée par le pouvoir mandataire en 1933 qui exigeait que toutes les agences de presse s'inscrivent auprès du ministère de l'Intérieur. Selon cette même loi, les licences pour les organes d'information pouvaient être révoquées s’ils mettaient en danger l'ordre public.
Une enquête a révélé qu'au cours des années 2000, au moins 62 permis ont ainsi été rejetés sur plus de 500 demandes. En outre, dans un pays constamment en conflit avec ses voisins, le désir d'imposer la censure militaire n'est pas inhabituel. Ainsi, l'ordonnance sur la sécurité de l'État, une réglementation d'urgence en vigueur depuis la création de l’État, jette les bases de la censure militaire du pays - un organe qui a le pouvoir de couper le contenu censé menacer la sécurité d'Israël.

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