Habiter Jérusalem, ça se mérite

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Combien de personnes disent-elles vouloir habiter Jérusalem, et combien y vivent-elles vraiment ?

Si notre capitale reste la destination israélienne la plus prisée par les étrangers en vacances avec 2.7 millions de nuits d’hôtels par an, les prix des appartements ici sont souvent dissuasifs. Et pour cause, un simple appartement de 4 pièces coûte en moyenne 2.642.834 shekels (un peu plus de 640.000 euros). Mais les personnes qui savent faire le choix de s’installer à Jérusalem ne sont pas prêtes d’en partir!

883.000 habitants selon le Bureau Central des Statistiques, soit 10% de la population israélienne. 61% des personnes de plus de 20 ans y habitent depuis leur naissance, 82% y habitent depuis plus de 20 ans, et seulement 11% depuis moins de 10 ans ! Et pourtant 11% des nouveaux immigrants s’ins- tallent à Jérusalem, majoritairement des femmes.

Que les habitants se revendiquent ultraorthodoxes (« ‘haredim », 35% de la population locale) ou non prati- quants (« ‘hilonim », 21%) en passant par toutes les déclinaisons intermédiaires, 92% se disent heureux d’y vivre.

53% des Yérosolomitains sont propriétaires et 33% locataires, mais même si comme partout il faut à un propriétaire beaucoup plus de temps que l’année dernière pour vendre son appartement, étonnamment les prix ne baissent pas et les appartements se vendent toujours plus rapidement que dans le reste du pays.

Il faut compter 210 jours pour vendre un appartement ici, contre 278 jours à Tel-Aviv, 244 à Haïfa, 233 à Ne- tanya, ou 286 jours en moyenne dans l’ensemble du pays. À Jérusalem, un foyer est composé de 3,9 personnes et là encore, on connait une grande diversité puisque nous sommes la ville avec le plus de foyers de plus de 7 personnes (15.1%) mais aussi 17.8% de foyers de personnes seules, et 10% de fa- milles monoparentales.

Contrairement aux idées reçues, on travaille à Jérusalem (à 52%), et on travaille même directement à Jérusalem pour 88.2% d’entre nous. Certes il y a moins d’entre- prises qu’à Tel-Aviv (38.300 à Jérusalem contre 70.200 à Tel-Aviv) mais notre population est jeune avec un âge médian de 23.7 ans contre 29.7 dans l’ensemble du pays. On se marie près de 3 ans avant le reste du pays, vers 21 ans pour les jeunes filles et 24 ans pour les garçons, et ici encore plus qu’ailleurs on vit à crédit car on dépense quasiment autant que ce que l’on perçoit comme revenus.

À JÉRUSALEM ON DÉPENSE QUASIMENT AUTANT QUE CE QUE L’ON PERÇOIT COMME REVENUS !

À Jérusalem en effet, le revenu mensuel moyen par foyer est de 11.877 shekels et les dépenses de 10.663 shekels ! Pas suffisamment d’écart donc pour faire face aux im- prévus. Il su t de faire un tour en ville pour constater que les restaurants sont pleins et les centres de loisirs toujours complets.

Jérusalem, une vraie capitale, une ville très diversi ée, pour tous les âges et tous les styles de vie, et d’ailleurs les promoteurs l’ont bien compris. Sur les 2051 appar- tements dont la construction a débuté l’an dernier aux quatre coins de la ville, 30 sont des studios, 143 des T2, 170 des T3, 871 des T4, 394 des 5 pièces et 443 des ap- partements de 6 pièces et plus, de quoi abriter tous types de familles de tous âges.

Sources : Levi Itshak , e Marker, Yad 2, Yedioth Aharonoth, Central Bureau of Statistics